Trafic d’organes, à Bahreïn : horreurs, dans les hôpitaux!

5 Jan

IRIB- Certains documents font état de l’implication du régime bahreïni, dans le trafic d’organes des martyrs des violences de ces derniers mois, a déclaré une source hospitalière, depuis un hôpital, à Bahreïn, selon Press TV. Les médecins dépendant du service du renseignement et de sécurité du régime bahreïni ont enlevé les organes de Hachemi SaÏd, abattu, la semaine dernière, à Sitra, avant de le remplir de coton, pour donner à sa dépouille un aspect naturel, a ajouté cette source, sous le sceau de l’anonymat, dans un contact téléphonique. Les hôpitaux vers lesquels sont transférés les blessés ressemblent à des centres de détention, en raison de la présence des forces de sécurité. Ces médecins ont appelé les organisations internationales et de défense des droits de l’Homme à empêcher le régime de poursuivre ses politiques inhumaines, en exerçant des pressions sur lui.

Des médecins racontent les horreurs de leur détention

27 Déc

MANAMA – Des médecins chiites bahreïnis, libérés sous caution en attendant d’être rejugés pour des liens avec la contestation du régime, ne peuvent retenir leurs larmes lorsqu’ils rappellent leurs mois de torture.

Arrêtés dans la foulée de la répression de la révolte de février/mars animée par des chiites, majoritaires dans le pays dirigé par une dynastie sunnite, ces 20 professionnels de la santé sont accusés d’occupation du complexe hospitalier Salmaniya à Manama et de possession d’armes.

Ils ont été condamnés fin septembre par un tribunal d’exception à des peines allant jusqu’à 15 ans de prison, mais ils doivent être rejugés par un tribunal civil.

Rappelle-toi comment ils nous forçaient à nous boucher le nez et à chanter: +Pacifique, pacifique!+, le slogan des manifestations brutalement réprimées à la mi-mars par les autorités, dit le pédiatre Mahmoud Asghar à son collègue Ali Alekri, un chirurgien orthopédiste.

L’évocation de ces brimades fait sourire les autres médecins. Je me souviens aussi lorsque le gardien est venu et a appelé vos noms. J’ai remercié Dieu qu’il n’ait pas cité le mien, dit Ahmed Omrane, un médecin généraliste, à l’adresse de ses anciens compagnons de cellule.

Mais après ces anecdotes racontées sur le ton de la plaisanterie vient le temps des larmes quand ces professionnels de santé évoquent les horreurs vécues en prison.

Je ne peux pas parler, sanglote Nader Dawani en racontant comment il a été forcé de se tenir debout pendant sept jours, tout en étant battu à plusieurs reprises, principalement par une femme officier.

Elle était la plus dure. Elle me frappait avec un tuyau et des bâtons en bois, dont plusieurs se brisaient sur mon dos, ajoute ce frêle pédiatre de 54 ans. Ils ont essayé de m’enfoncer une bouteille par derrière, raconte-t-il en essuyant ses joues.

Les accusations de torture contre des dizaines de détenus chiites, dont les médecins, ont été confirmées dans un rapport publié en novembre par une commission d’enquête indépendante, selon laquelle cinq prisonniers ont succombé à ces violences.

Le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa a accepté ces conclusions et promis: Nous ne tolérons pas le mauvais traitement des détenus et des prisonniers.

Pour M. Dawani, les médecins ont été visés parce qu’ils avaient été témoins des crimes du régime.

Ainsi, plusieurs médecins chiites n’ayant pas été arrêtés, comme Taha al-Derazi, un chirurgien en neurologie, ont perdu leur emploi pour avoir été filmés lors d’une manifestation.

Toutes mes déclarations aux médias concernaient les blessés, insiste pourtant M. Alekri, ajoutant que des médecins avaient un moment manifesté pour protester contre le ministre de la Santé de l’époque, révoqué plus tard par le roi.

Nos slogans étaient clairs: limoger le ministre et ses collaborateurs pour avoir omis de défendre les médecins, arrêté le mouvement des ambulances et fourni de fausses informations sur le nombre de victimes, rappelle-t-il. Nous n’avons jamais appelé à la chute du régime.

Selon lui, les médecins ont besoin d’un organisme neutre et d’une instance judiciaire internationale pour les juger. Nous ne faisons pas confiance au système judiciaire de Bahreïn.

Nous sommes l’élite de Bahreïn. Ils veulent dire aux familles chiites aisées qu’ils peuvent les humilier, estime pour sa part Roula al-Saffar, chef de l’Assocition des infirmiers bahreïnis, qui a été détenue pendant cinq mois et qui encourt 15 ans de prison.

(©AFP / 23 décembre 2011 10h25)

La visite, en Grande-Bretagne, du roi de Bahreïn

15 Déc

IRIB- La visite, en Grande-Bretagne, du Cheikh Hamad Ben Issa Al-e Khalifa, Emir de Bahreïn, a eu de larges répercussions, malgré les efforts des deux pays, pour empêcher toute médiatisation de ce déplacement. Selon Frank Gardner, journaliste de la BBC, les deux États n’aiment trop médiatiser ce voyage. La visite du roi bahreïni, à Londres, intervient, au moment où, chaque jour, des informations poignantes sont publiées, sur le massacre des protestataires, par le régime oppressif de ce pays. Le plus récent crime est illustré par l’assassinat d’un bébé de 5 jours. Sadjedeh Fayçal Javvad est mort, chez lui, après avoir inhalé du gaz lacrymogène, et ce, alors que son bulletin de naissance n’était pas encore émis ! Le père de ce bébé faisait partie des militaires, qui ont refusé de tirer sur la foule et qui était emprisonné, pour cette raison. Un tel incident, au cas où il se serait produit en Grande-Bretagne ou dans un pays occidental, aurait déclenché un tollé médiatique et politique. Il y a quelque temps, un enfant de 5 ans s’était perdu, en Angleterre, et cette nouvelle défrayait la chronique. Ce, alors que la mort de ce bébé bahreïni n’a, non seulement, suscité aucun émoi, mais, bien au contraire, David Cameron, le Premier ministre britannique, a, chaleureusement, reçu le roi de Bahreïn, au 10 Downing Street. Pour apaiser les critiques, à l’égard de la famille régnante de Bahreïn, Cameron a mis l’accent sur la nécessité de réformes, dans cet État du golfe Persique, ajoutant que les propositions faites par la Commission d’enquête sur les réformes devaient être, rapidement, mises à exécution. Parallèlement à la présence, à Londres, du souverain bahreïni, les activistes britanniques ont condamné cette visite et ont appelé le gouvernement Cameron, à soutenir les revendications du peuple bahreïni, au lieu d’appuyer la dictature. Lors des soulèvements, dans les pays nord-africains, le gouvernement de Londres s’est montré partisan de ces peuples et contre les régimes despotiques. Mais au sujet de Bahreïn, il est resté aux côtés du régime. Même si Londres soutient, dans un geste soi-disant démocratique, les revendications populaires, il faut, cependant, noter que, dans un régime oppresseur, les réformes ne sont pas possibles et que la seule réforme possible, c’est le retrait du pouvoir du régime des Al-e-Khalifa. La demande de Cameron au roi de Bahreïn ne sert qu’à tromper l’opinion publique, et sa rencontre avec le monarque bahreïni ne peut être interprété que comme un signe de soutien aux crimes perpétrés par le régime de Manama.

Les dernières évolutions

6 Déc

Simultanément à la commémoration du jour anniversaire de la mort en martyr du vénéré Imam Hossein, (béni soit-il), troisième Imam immaculé des Chiites, le drapeau de Bahreïn, où le peuple est en lutte avec le dictateur de son pays, a flotté, dans le sanctuaire du prince des martyrs, à Karbala. Cette initiative est unique en son genre. Les Bahreïnis ont célébré l’Achoura, avec le mot d’ordre «Achoura, la réforme et la paix», sous des mesures sécuritaires drastiques, mises en place par les forces des Al-e Khalifa. Dans ce droit fil, le guide des Chiites bahreïnis, en allusion aux efforts déployés, pour réprimer et confisquer les revendications politiques et justes du peuple de ce pays, a affirmé que les Bahreïnis n’y renonceront pas. Cheikh Issa Qassem, en faisant allusion, dans ses déclarations, aux efforts déployés, pour dévoyer la révolution bahreïnie et faire d’elle un objet de discorde interconfessionnelle, a fait savoir que la vigilance du peuple bahreïni est au-dessus de tous ces stratagèmes. Il a affirmé que la révolution bahreïnie poursuit, avec constance et persévérance, ses quatre principales revendications, à savoir : la réalisation de ses revendications juridiques et politiques, l’accomplissement des rites religieux, le renoncement à toute discorde interconfessionnelle et à s’entretuer, et, finalement, le recours à des méthodes pacifiques, dans les mouvements politiques, en sachant bien que le peuple n’y renoncera jamais. Le peuple musulman bahreïni, à majorité chiite, est en lutte contre le dictateur de ce pays. Et ce, alors que le représentant de la fraction démissionnaire du Wefaq, au parlement, a parlé de la falsification du rapport, traduit en arabe, de la Commission d’enquête, par le régime des Al-e Khalifa. « Trois mois après son arrivée, à Bahreïn, la Commission d’enquête a publié un rapport sur les évolutions bahreïnies, qui n’en reflétait qu’une petite partie, en raison du peu temps dont elle disposait », a précisé Hadi al-Moussavi. Le régime des Ale-Khalifa, en falsifiant, lors de sa traduction, le rapport élaboré en anglais de la Commission d’enquête, l’a publié, dans les journaux, pour, ainsi, tromper l’opinion publique, et ce, en raison de la crainte des autorités bahreïnies des réalités que révélerait le rapport de la commission d’enquête.

Iran French Radio

Explosion près de l’ambassade britannique à Manama

4 Déc

Une petite explosion s’est produite ce dimanche dans un bus en stationnement près de l’ambassade britannique à Bahreïn, a annoncé le ministère de l’Intérieur sans faire état dans un premier temps de victimes. Un porte-parole de l’ambassade britannique, joint par l’AFP, a confirmé qu’une explosion s’était produite dans la matinée. «Je peux confirmer qu’une explosion s’est produite», a déclaré Al-Taher al-Jamal, un porte-parole de l’ambassade, sans pouvoir être en mesure de préciser si la chancellerie était visée. Selon le ministère de l’Intérieur, «une bombe a explosé à l’avant d’un bus en stationnement dans le secteur de Ras Rommane», le quartier diplomatique de la capitale bahreïnie. Cette explosion intervient quelques jours après la mise à sac, par des centaines de manifestants, de l’ambassade du Royaume-Uni à Téhéran, ainsi que la résidence des diplomates britanniques. A la suite de cette attaque, qui a suscité un tollé international et a été condamnée par le Conseil de sécurité de l’ONU, le Royaume-Uni a évacué ses diplomates et fermé son ambassade à Téhéran comme celle d’Iran à Londres. AFP.

Le régime fait appel à des super-flics américains et anglais pour contenir les manifestants.

3 Déc

Un accord aurait été déjà conclu avec John Timoney, un ancien chef de la police de l’état de Floride qui a également une longue expérience pour des sociétés privés. Une solide réputation en matière de réduction de la criminalité par la méthode forte ont fait de lui un élément de choix pour le gouvernement bahreini.
Aucune information ne permet de dire s’il a été proposé du fait d’une initiative américaine. Les Etats Unis ayant déjà été accusé à plusieurs reprises de soutenir la répression policière à Bahreïn.
Cette procédure de recrutement de personnels étrangers a pour but de réorganiser les méthodes policières pour contenir les manifestants. Méthodes déjà largement critiquées.

Ultimatum des groupes révolutionnaires bahreïnis au régime des Al-e Khalifa

10 Nov

IRIB- La violence du régime des Al-e Khalifa contre le peuple sans défense de Bahreïn qui exprime pacifiquement ses revendications, a soulevé une levée de boucliers de la part des groupes politiques et révolutionnaires. La Coalition du 14 février, cet enfant de la révolution du peuple bahreïni, a publié un communiqué virulent, dans lequel, il a souligné que le régime des Al-e Khalifa a, devant lui, des jours difficiles. Ce communiqué ajoute que l’initiative revient au peuple, car il est sûr de la légitimité de ses revendications. La coalition du 14 février poursuit en rappelant que le peuple est prêt à mourir en martyr, pour défendre ses convictions religieuse, son honneur et son pays. Le communiqué du 14 février a été publié, dans une conjoncture où le régime de Manama a resserré l’étau autour du peuple. L’arrestation des femmes, les violences, à leur encontre, et les conditions inhumaines d’incarcération des détenus et des activistes sociaux et politiques, dans les prisons, n’est qu’une partie des mesures de répression de Manama. Le Centre des droits de l’homme de Bahreïn a annoncé, dans un rapport, que les prisonniers sont, sauvagement, torturés. Il peut même y avoir 17 prisonniers, dans une cellule à 4. Des nouvelles font état que les prisonniers mineurs sont gardés avec des criminels, dans une même cellule. Le régime des Al-e Khalifa a créé de nouveaux centres de torture, hors des prisons. Nabil Rajab, le chef du centre des droits de l’Homme, dans une interview avec Al-Alam, a souligné que plus de 50 % des détenus sont hospitalisés, en raison des sévices dont ils étaient victimes. Aux yeux des militants bahreïnis, ce pays figure en bonne place sur la liste noire des pays qui ne respectent pas les droits de l’Homme. Des milliers de personnes sont licenciées, tuées, torturées ou détenues, pour la simple faute de critiquer les politiques du régime, de mettre en avant leurs revendications, d’une manière légale, ou de s’exprimer sur la toile, pour faire entendre leur voix aux autorités. Le Centre des droits de l’Homme de Bahreïn a annoncé que les nouvelles dimensions des crimes et de la violation des droits de l’Homme sont si vastes que les organisations juridiques ne sont pas en mesure de les enregistrer toutes, car le peuple bahreïni est, 24 heures sur 24, exposé à la barbarie des agents du régime. Des activistes politiques bahreïnis croyaient qu’avec la formation du comité d’enquête dirigé par Bessioun, les cas de violation des droits de l’Homme diminueraient, mais, en fait, cette démarche n’a été effectuée que pour détourner l’attention de l’opinion publique. Pourtant, le peuple bahreïni est bien déterminé à poursuivre son mouvement de protestation contre le régime de Manama. Parallèlement, l’association islamique d’Al-Wefaq, qui est le principal groupe d’opposition, rappelant l’inefficacité de l’option de répression, face à la ferme volonté du peuple, a martelé que les violences ne font que mettre au grand jour la nature barbare du régime de Manama.