La visite, en Grande-Bretagne, du roi de Bahreïn

15 Déc

IRIB- La visite, en Grande-Bretagne, du Cheikh Hamad Ben Issa Al-e Khalifa, Emir de Bahreïn, a eu de larges répercussions, malgré les efforts des deux pays, pour empêcher toute médiatisation de ce déplacement. Selon Frank Gardner, journaliste de la BBC, les deux États n’aiment trop médiatiser ce voyage. La visite du roi bahreïni, à Londres, intervient, au moment où, chaque jour, des informations poignantes sont publiées, sur le massacre des protestataires, par le régime oppressif de ce pays. Le plus récent crime est illustré par l’assassinat d’un bébé de 5 jours. Sadjedeh Fayçal Javvad est mort, chez lui, après avoir inhalé du gaz lacrymogène, et ce, alors que son bulletin de naissance n’était pas encore émis ! Le père de ce bébé faisait partie des militaires, qui ont refusé de tirer sur la foule et qui était emprisonné, pour cette raison. Un tel incident, au cas où il se serait produit en Grande-Bretagne ou dans un pays occidental, aurait déclenché un tollé médiatique et politique. Il y a quelque temps, un enfant de 5 ans s’était perdu, en Angleterre, et cette nouvelle défrayait la chronique. Ce, alors que la mort de ce bébé bahreïni n’a, non seulement, suscité aucun émoi, mais, bien au contraire, David Cameron, le Premier ministre britannique, a, chaleureusement, reçu le roi de Bahreïn, au 10 Downing Street. Pour apaiser les critiques, à l’égard de la famille régnante de Bahreïn, Cameron a mis l’accent sur la nécessité de réformes, dans cet État du golfe Persique, ajoutant que les propositions faites par la Commission d’enquête sur les réformes devaient être, rapidement, mises à exécution. Parallèlement à la présence, à Londres, du souverain bahreïni, les activistes britanniques ont condamné cette visite et ont appelé le gouvernement Cameron, à soutenir les revendications du peuple bahreïni, au lieu d’appuyer la dictature. Lors des soulèvements, dans les pays nord-africains, le gouvernement de Londres s’est montré partisan de ces peuples et contre les régimes despotiques. Mais au sujet de Bahreïn, il est resté aux côtés du régime. Même si Londres soutient, dans un geste soi-disant démocratique, les revendications populaires, il faut, cependant, noter que, dans un régime oppresseur, les réformes ne sont pas possibles et que la seule réforme possible, c’est le retrait du pouvoir du régime des Al-e-Khalifa. La demande de Cameron au roi de Bahreïn ne sert qu’à tromper l’opinion publique, et sa rencontre avec le monarque bahreïni ne peut être interprété que comme un signe de soutien aux crimes perpétrés par le régime de Manama.

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