Ultimatum des groupes révolutionnaires bahreïnis au régime des Al-e Khalifa

10 Nov

IRIB- La violence du régime des Al-e Khalifa contre le peuple sans défense de Bahreïn qui exprime pacifiquement ses revendications, a soulevé une levée de boucliers de la part des groupes politiques et révolutionnaires. La Coalition du 14 février, cet enfant de la révolution du peuple bahreïni, a publié un communiqué virulent, dans lequel, il a souligné que le régime des Al-e Khalifa a, devant lui, des jours difficiles. Ce communiqué ajoute que l’initiative revient au peuple, car il est sûr de la légitimité de ses revendications. La coalition du 14 février poursuit en rappelant que le peuple est prêt à mourir en martyr, pour défendre ses convictions religieuse, son honneur et son pays. Le communiqué du 14 février a été publié, dans une conjoncture où le régime de Manama a resserré l’étau autour du peuple. L’arrestation des femmes, les violences, à leur encontre, et les conditions inhumaines d’incarcération des détenus et des activistes sociaux et politiques, dans les prisons, n’est qu’une partie des mesures de répression de Manama. Le Centre des droits de l’homme de Bahreïn a annoncé, dans un rapport, que les prisonniers sont, sauvagement, torturés. Il peut même y avoir 17 prisonniers, dans une cellule à 4. Des nouvelles font état que les prisonniers mineurs sont gardés avec des criminels, dans une même cellule. Le régime des Al-e Khalifa a créé de nouveaux centres de torture, hors des prisons. Nabil Rajab, le chef du centre des droits de l’Homme, dans une interview avec Al-Alam, a souligné que plus de 50 % des détenus sont hospitalisés, en raison des sévices dont ils étaient victimes. Aux yeux des militants bahreïnis, ce pays figure en bonne place sur la liste noire des pays qui ne respectent pas les droits de l’Homme. Des milliers de personnes sont licenciées, tuées, torturées ou détenues, pour la simple faute de critiquer les politiques du régime, de mettre en avant leurs revendications, d’une manière légale, ou de s’exprimer sur la toile, pour faire entendre leur voix aux autorités. Le Centre des droits de l’Homme de Bahreïn a annoncé que les nouvelles dimensions des crimes et de la violation des droits de l’Homme sont si vastes que les organisations juridiques ne sont pas en mesure de les enregistrer toutes, car le peuple bahreïni est, 24 heures sur 24, exposé à la barbarie des agents du régime. Des activistes politiques bahreïnis croyaient qu’avec la formation du comité d’enquête dirigé par Bessioun, les cas de violation des droits de l’Homme diminueraient, mais, en fait, cette démarche n’a été effectuée que pour détourner l’attention de l’opinion publique. Pourtant, le peuple bahreïni est bien déterminé à poursuivre son mouvement de protestation contre le régime de Manama. Parallèlement, l’association islamique d’Al-Wefaq, qui est le principal groupe d’opposition, rappelant l’inefficacité de l’option de répression, face à la ferme volonté du peuple, a martelé que les violences ne font que mettre au grand jour la nature barbare du régime de Manama.

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