13 Juin

videos.arte.tv/fr/videos/bahrein_plongee_dans_un_pays_interdit

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Vidéo Arte reportage

27 Avr

Un des rares documents traitant des maltraitances envers le peuple bahreini diffusé à la télévision française.

 

http://www.arte.tv/fr/Bahrein—le-pays-interdit/6606222.html

 

 

Selon Reporters sans frontières, le gouvernement continue à museler la presse.

25 Avr

 

by W

À l’occasion du Grand-Prix de Formule 1 de Bahreïn, qui se tient du 20 au 22 avril 2011, Reporters sans frontières dénonce les atteintes à la liberté de la presse récemment commises par les autorités bahreïnies.

“Alors que la monarchie cherche à faire croire que le Bahreïn est un pays ouvert, l’organisation a recensé de nombreuses atteintes à la liberté d’informer depuis le début de cette année. En décembre 2011, nous avions classé Manama parmi les dix endroits les plus dangereux pour les journalistes et, jusqu’ici, nous n’avons observé aucune amélioration significative des conditions de travail des médias. La propagande du gouvernement doit céder sa place à une presse réellement libre”, a déclaré Reporters sans frontières.

Le 10 avril, le ministère bahreïni des Affaires étrangères a déclaré, dans un communiqué de presse, que le royaume “réitère son respect des principes des droits de l’homme, de la justice et de la liberté dans le cadre de la loi et de l’ordre.” Le gouvernement ne semble pas y inclure la liberté de la presse, tant les atteintes contre celle-ci sont nombreuses.

Refus de visas

Plusieurs journalistes n’ont pas pu se rendre au Bahreïn pour couvrir le Grand Prix de Formule 1, point d’orgue de la propagande gouvernementale. Ainsi, le correspondant en chef de Sky News, Stuart Ramsay et le producteur de la chaîne Matog Saleh se sont vus refuser l’entrée au Bahreïn, sans qu’aucune raison ne leur soit donnée. Le reporter Simeon Kerr, du Financial Times, a également été refoulé à l’aéroport de Manama.

En outre, un photographe de l’Agence France Presse et deux journalistes d’Associated Press, tous les trois basés à Dubaï et accrédités par la Fédération internationale de l’automobile, n’ont pas reçu leur visa à temps.

Par ces refus de visas, les autorités bahreïnies essaient une nouvelle fois d’imposer un black-out de l’information. Dernièrement, à l’approche des manifestations du 14 février 2012, qui ont célébré dans les rues du royaume les débuts de la révolte populaire, les autorités ont refusé de délivrer des visas à plusieurs journalistes.

Aggressions et interpellations

En outre, les informations obtenues par Reporters sans frontières indiquent que les journalistes en marge des manifestations sont systématiquement pris à partie par les forces de sécurité.

Ainsi, le 16 avril, trois photojournalistes, Mazen Mahdi (Deutsche Presse-Agentur), Hassan Jamali (Associated Press) et Hamad Mohamed (Reuters), ainsi qu’un cameraman de Reuters, ont été brièvement détenus par les forces de sécurité, alors qu’ils couvraient une manifestation pour protester contre le meurtre d’Ahmed Ismail, journaliste-citoyen tué par balles lors d’une manifestation fin mars.

Le 9 avril, le journaliste Ahmed Al-Bosta, 57 ans, a été arrété par les forces de l’ordre, alors que la police dispersait des manifestants à Manama. Détenu environ une demi-heure, il a été passé à tabac et insulté par des membres des forces de l’ordre avant d’être relaché.

Comme le montrent les images du photographe, le 7 avril, en marge d’une manifestation pour la libération d’Abdulhadi Al-Khawaja, un militant bahreïni de premier plan condamné à la prison à vie, un officier de la police a discrètement placé une grenade de gaz lacrymogène près de Mazen Mahdi. Celui-ci assure qu’aucun manifestant ne se trouvait à proximité au moment des faits.

Le 6 avril, Mazen Mahdi a été interpellé en marge d’une manifestation à Nuwaidrat. Pour l’empêcher de couvrir l’événement, la police a prétexté que sa carte de presse pouvait être fausse, tout en réfusant de vérifier sa validité. À Sanabis, Hamad Mohamed a été blessé à la jambe par un tir de gaz lacrymogène. Il a passé deux heures à l’Hôpital militaire, un hôpital public, sans recevoir de soins, avant de se résoudre à se rendre dans un établissement privé.

Plus tard dans la même journée, les photographes Mazen Mahdi, Hamad Mohamed et Hassan Jamali ont été détenus par les forces de l’ordre, à Sanabis, soit disant “pour leur propre sécurité”. La police a refusé de vérifier leurs cartes de presse délivrées par le ministère de l’Intérieur. Au bout de 45 minutes, elle a finalement laissé partir les trois journalistes.

Reporters sans frontières rappelle le journaliste-citoyen Ahmed Ismail a été tué par balle le 31 mars 2012. Par ailleurs, entre les mois de janvier et mars 2012, l’organisation a recensé 15 agressions de journalistes, neuf cas de blocage d’accés à l’information, six instances de menaces à l’encontre de journalistes et un cas de confiscation de matériel.

Procès

Le 19 avril 2012, après plusieurs reports d’audiences, la justice a condamné, pour diffamation et agression physique, la journaliste Reem Khalifa à verser une amende de 100 dinars bahreïnis (près de 200 euros) et une compensation de 500 dinars bahreïnis (environ 1000 euros) aux trois victimes présumées. Seule réelle victime dans cette affaire, la journaliste s’est vue endosser le rôle d’agresseur. La journaliste avait engagée une action en justice contre les partisans du gouvernement qui l’avaient violemment battue et insultée en février 2011. La journaliste a décidé de faire appel contre ce jugement, l’audience devrait se tenir en septembre. Dans une interview qu’elle a faite le 15 avril 2012, la journaliste était revenu sur la situation de la liberté de la presse au Bahreïn.

Le 18 avril 2012, la haute cour pénale bahreïnie devait statuer sur le sort de la journaliste Naziha Saeed, correspondante de France 24 et de Radio Monte Carlo Daouliya, dans l’affaire qui l’oppose à une policière accusée de l’avoir torturée au cours de son interrogatoire, le 22 mai 2011. Le procès a été ajourné sous prétexte que les procédures légales de l’enquête ne seraient pas terminées. Étant donné que c’est la deuxième fois que le procès est reporté, il semblerait que les autorités cherchent à gagner du temps en retardant les conclusions de l’enquête.

Agissez !

Le 13 avril 2012, Reporters sans frontières a lancé une pétition pour dénoncer la propagande de la monarchie bahreïnie et les violences commises contres les professionnels des médias et les journalistes-citoyens.

Le gouvernement continue à museler la presse – Version arabe

Source : Reporters sans frontières.

Les « abus » des autorités ont augmenté ces derniers mois.

29 Fév

IRIB – Le principal parti de l’opposition chiite bahreïnie al-Wefaq a annoncé samedi le décès d’une femme qui avait inhalé du gaz lacrymogène, affirmant que les « abus » de la part des autorités avaient augmenté au cours des derniers mois. violence-Bahrein « Abdat al-Hussein (70 ans) est décédée des suites d’inhalation de gaz lacrymogène utilisé par les forces de sécurité dans la région d’al-Sahla », affirme al-Wefaq dans un communiqué. Des milliers de Bahreinis ont participé ce dimanche aux funérailles de cette femme martyre, baptisées « le deuil du ciel ». Les manifestants ont scandé des slogans appelant au renversement du régime, et à la réalisation des revendications du peuple au droit à la liberté et à la justice. Selon la formation chiite, « les abus de la part des autorités ont augmenté » depuis que la Commission d’enquête indépendante, nommée après la répression brutale d’un mois de contestation en mars 2011, a rendu son rapport en novembre. « Vingt manifestants ont trouvé la mort depuis que la Commission a commencé sa mission » en juin, ajoute le communiqué. Al-Wefaq déplore également la poursuite des « arrestations arbitraires » et des « détentions sans jugement » alors qu’aucune poursuite judiciaire n’a été engagée contre les membres de forces de sécurité qui ont « violé » la loi. La Commission d’enquête indépendante a rendu en novembre son rapport qui dénonce notamment un « usage excessif et injustifié de la force » de la part des autorités lors de la répression des manifestations de début 2011 sur fond de Printemps arabe. Selon cette Commission, 35 personnes –30 civils et cinq membres des forces de sécurité– ont trouvé la mort lors des troubles. Parmi les civils morts, cinq sont décédés sous la torture, selon cette Commission. Les protestataires réclament une véritable monarchie constitutionnelle dans ce pays gouverné depuis des siècles par la dynastie des Al-Khalifa.

Bahreïn : qui réprime le peuple et pourquoi ?

29 Fév

IRIB 27.02.2012

Dans tout événement, le sens répond à deux catégories, l’une sert de causalité mécanique, et se nomme l’antécédent, et l’autre, plus importante est ce pour quoi une chose est faite, sa finalité.

C’est ainsi que la répression exercée sauvagement, impitoyablement, mais systématiquement à Bahreïn contre la population chiite, en majorité rurale, avec le quadrillage qui continue, a pour but – car c’est cette finalité qui intéresse la politique – l’alliance anti-iranienne des pays du golfe Persique, usant de la révolte populaire des Bahreïnis comme prétexte, au besoin, entretenue. En effet, la situation stratégique de Bahreïn, comme port de la flotte américaine, n’a jamais été menacée jusqu’à ce jour. On en peut déduire que la répression n’est pas la réaction à une émeute, aussi légitime qu’elle soit par ailleurs, mais une action mûrie, stratégique qui a intégré les éléments de la révolte populaire comme moteur de son installation, à savoir de la création de ce pacte d’alliance militaire entre riverains du golfe Persique, pour constituer une coalition offensive dont les troubles syriens font la démonstration. C’est cette stratégie qu’avoue le « Journal of democracy » de la Fondation de Washington dépendant du Département d’Etat: dans son numéro d’octobre 2011, Zoltan Balkany, comparant le rôle décisif de l’armée dans les « révoltes arabes », note que les Chiites sont non seulement exclus des « travaux sensibles », mais que l’absence de conscription militaire fait qu’ils se voient exclus par l’armée en place du maniement des armes et de tout poste naturellement. La répression de Bahreïn est donc matériellement une opération anti-chiite, voulue comme telle par ceux qui tiennent ce régime à bout de bras ! A commencer par l’Arabie saoudite et le Qatar qui indifférents à ce pour quoi ils condamnent le régime de Damas, écrasent de leurs chenilles la moindre voix libertaire dans les rues de Manama et d’autres villes et villages révoltés de Bahreïn. L’occupation politique et militaire de Bahreïn est l’amorce d’un vaste projet qui vise à attaquer militairement et à occuper même tout Etat de la région un tant soit peu mu par l’anti-américanisme. L’alliance militaire conclue entre les Etats inféodés du golfe Persique s’est donc concrétisée à Bahreïn. Que le sacrifice de la population bahreïnie soit inspiré par la gravité et l’étendue sensible à elle de ce danger relève aussi d’une fraternité religieuse que l’Histoire a rendue organique et donc vitale. Pourquoi alors s’étonner, non seulement du soutien servile de certains états arabes aux maîtres des îles, mais aussi du silence des principaux acteurs du Printemps dit arabe. Les Bahreïnis ne seraient-il plus arabes, et la place de la Perle n’est-elle pas un bien commun des amis de la liberté, ou pour être un bon Arabe, faut-il être partie prenante de ce grand jeu saoudien et washingtonien dont on finit par croire que les nouveaux venus au pouvoir connaissent la signification stratégique ; et auraient été recrutés, direz-vous peut-être comme nous, en conséquence !

Bahreïn : la police disperse des manifestants qui commémorent le soulèvement

14 Fév

LEMONDE.FR avec AFP | 14.02.12 |

Les forces anti-émeutes bahreïnies ont violemment dispersé mardi 14 février des protestataires qui marquent l’anniversaire du déclenchement de la contestation du régime, dont la répression a plongé ce petit royaume du Golfe dans une impasse politique. Dans un discours au cours duquel il n’a pas fait allusion à l’anniversaire du soulèvement, le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa a appelé à « la cohésion » entre les communautés chiite et sunnite, plus que jamais divisées.

La police, massivement déployée sur les principaux axes routiers, est intervenue pour disperser des centaines de manifestants qui ont tenté de s’approcher de la place de la Perle, symbole de la contestation à Manama. Des chars ont été déployés sur la place, totalement assiégée. Plusieurs protestataires, dont au moins neuf femmes, ont été arrêtés, a indiqué Mohamed Mascati, président de l’Association des jeunes bahreïnis pour les droits de l’homme. L’agence de presse officielle BNA a, elle, fait état de l’arrestation d’« un groupe de saboteurs » qui seront poursuivis en justice. En outre, ajoute BNA, des saboteurs ont incendié un transformateur du réseau électrique à Al-Muqsha, un village chiite près de Manama, et attaqué au cocktail Molotov des agents de défense civile qui tentaient d’éteindre le feu.

La police s’est massivement déployée sur les principaux axes routiers et a encerclé les villages chiites entourant Manama, pour empêcher leurs habitants de se joindre aux manifestations, selon des témoins. « Les accès à ces villages sont bloqués, toutes les voitures qui y entrent ou en sortent sont fouillées », a affirmé M. Mascati. « Nous sommes dans un état d’urgence non déclaré », a indiqué un responsable du Wefaq, principal groupe de l’opposition chiite, Matar Matar. Les autorités ont multiplié les restrictions à l’occasion de l’anniversaire du soulèvement, s’abstenant notamment de délivrer des visas aux correspondants de la presse internationale.

Certains des jeunes manifestants, venant des villages chiites entourant Manama, dont Sanabès, Deih et Jidhafs, ont pu s’approcher jusqu’à environ 500 mètres de la place de la Perle, malgré l’important dispositif de sécurité qui l’entourait, ont indiqué ces témoins. « A bas Hamad », le roi, scandaient les jeunes, dont certains étaient revêtus de linceuls blancs pour marquer leur disposition au martyre, et qui brandissaient le drapeau bahreïni, rouge et blanc. La police a lancé des grenades lacrymogènes et assourdissantes pour disperser les jeunes, qui manifestaient à l’appel de la coalition des « Jeunes du 14 février », un groupe radical qui utilise massivement les réseaux sociaux pour mobiliser ses partisans.

Cette coalition avait proclamé mardi « journée du retour » à la place de la Perle. « Nous y retournons tous », a affirmé une annonce sur sa page Facebook. Depuis dimanche, des militants tentent de défier la police et de marcher sur la place de la Perle, où des opposants avaient observé un sit-in du 14 février à la mi-mars 2011 avant d’en être violemment chassés par les autorités, qui y avaient rasé le monument central de la place. Cette place est « devenue un symbole du mouvement de revendication », ont-ils annoncé dans un communiqué. « Toutes les places et les rues de notre pays sont des lieux où nous renouvelons notre engagement à poursuivre la lutte jusqu’à obtenir satisfaction de nos revendications », ont-ils ajouté, répétant leur demande d’un Parlement aux pleins pouvoirs et d’un gouvernement issu d’élections. Les partis de l’opposition traditionnelle, dirigés par le Wefaq, n’ont pas soutenu l’appel à marcher sur la place de la Perle.

Sans évoquer la commémoration de la contestation, le roi Hamad a, dans un discours à la nation, prôné « un esprit de cohésion et de réunification entre toutes les composantes du peuple de Bahreïn ». « Le processus de réformes, de développement et de modernisation de notre pays se poursuivra par une participation populaire plus large, qui s’exprimera à travers une Assemblée élue pour exercer son rôle de contrôle sur l’action du gouvernement », a-t-il promis. Les Etats-Unis avaient appelé lundi à la « retenue » à Bahreïn, siège de la Ve Flotte, appelant toutes les parties à « éviter la violence » et « à trouver le moyen d’entamer un vrai dialogue sur l’avenir politique » du pays.

Un an de révolte

11 Fév
Bientôt 1 an de manifestation à Bahrein, la colère ne s’estompe pas, la répression non plus. L’implication américaine s’intensifie par la fourniture d’armes et la formation de force militaires et policières. Et toujours règne la censure.
Tout est fait pour ne pas laisser entendre le peuple bahreini en dehors de ses frontières.
Des journalistes, dont un de l’AFP se sont vu refuser leur visa alors qu’ils souhaitaient se rendre à Barhein pour couvrir l’anniversaire du soulèvement qui à eu lieu le 14 février 2011. A cette occasion, l’opposition prévoit une nouvelle marche sur la place de la Perle, symbole de la contestation qui avait été détruit par les autorités. Ce rassemblement témoignera de la continuité du mouvement et commémora la mémoires des victimes des violences policières.